Comment reconnaît-on un breton à Paris ?

Oui Paris est une ville bretonne puisqu’elle est la troisième commune après Rennes et Brest à accueillir des bretons nés en Bretagne. Pour ceux qui s’en doutaient encore, les bretons ne passent pas toujours inaperçus à Paris. Si les parisiens sont facilement reconnaissables quand ils viennent admirer les Grandes Marées (et qu’ils pestent contre la mer qui ne sautent pas assez ou contre les restaurants qui arrêtent leurs services à 21h30), les bretons ont aussi leurs signes distinctifs. Bien entendu toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure et fortuite coïncidence ! 

Il passe son temps chez le poissonnier

Certains pour acheter leur dose hebdomadaire d’iode et d’autres pour scruter les prix exorbitants du maquereau (jusqu’à 9,95€ le kilo au marché). Ces derniers appellent désespéramment leurs proches restés en Bretagne pour savoir quelles économies ils auraientt fait si ils étaient resté en Bretagne (hé oui sur le maquereau la différence peut s’élever à 2€50).

Il refuse de manger chez Léon de Bruxelles ou d’aller dans un bar à huître parisien

Hors de question de manger des huîtres ou des moules qu’il n’a pas acheté dans les échoppes de Cancale ou au marché de Saint-Renan. Et puis les moules ça se mange avec du pain et du beurre salé pas avec des frites et du ketchup !

Il soupire quand le métro s’arrête à la station Montparnasse-Bienvenüe. 

Le breton est un inconditionnel nostalgique de sa terre natale. Alors quand il passe devant la Gare Montparnasse il regrette déjà de ne pas avoir acheté des billets de train à destination de Rennes. Le bonheur à 2h de temps … Oui mais un bonheur à 150€.

Il est fier

Parce que les Autolibs sont immatriculées 29, parce que le granit supportant l’obélisque est breton, parce qu’il y a toujours un stand Bretagne aux salons de la Porte de Versailles, parce que deux arrondissements de Paris sont dédiés à la Bretagne (oui le breton exagère un peu aussi), parce qu’il existe une Maison de la Bretagne, et j’en passe !

Il essaie de faire pousser des hortensias chez lui 

Éternelles fleurs de Bretagne, il espère à chaque saison que son mini hortensia en pot fleurisse sur son balcon. Mais rien à faire, il préfère l’iode aux particules fines.

Il se rend à la Fête de la Bretagne dans le XIVe et le XVe arrondissement

Chaque année au joli mois de mai le breton s’illumine dans la rue du Montparnasse et sur le parvis de la mairie du XVe (16 au 25 mai 2015). Il sort fièrement sa marinière et sa vareuse Armor Lux badgée Fans de Bretagne et se délecte d’une bolée de Val de Rance. Certes, le breton peut devenir sa propre caricature à Paris.

Il répète à ses amis que Paris c’est provisoire

Sauf que ça fait maintenant 10 ans qu’il est provisoirement à Paris et qu’il tape régulièrement Offre Bretagne Emploi sur Twitter sans succès.

Il connaît mieux l’actualité bretonne que ses proches restés en Bretagne 

Il suit Ouest-France sur Twitter, like les posts du Télégramme, possède même un blog, regarde Thalassa tous les vendredis soirs et connaît le noms des principaux élus bretons. Bref, il n’a jamais été aussi proche de sa région depuis qu’il est parti s’exiler à Paris.

Il est moqueur

Lorsqu’il voit les férus de voiliers télécommandés au bois de Boulogne affirmer qu’ils sont en pleine régate. Quand ses amis commandent une bouteille de cidre doux à la crêperie ou quand ils lui demandent de défaire leur tourteau.

Vous  êtes breton exilé à Paris ? Faites-nous partager en commentaires vos réflexes et vos habitudes dans la capitale ! 

 

Mélusine à Paris

Une bretonne à Paris

2 commentaires

  1. AHAH Bretonne exilée à Metz (à l’autre bout de la France!) ça marche aussi :p

  2. Pingback :Tu es un parisien en vacances en Bretagne quand ... - Mélusine @ Paris

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